Les 7 et 11 février : on ne lâche rien !

Nous étions plus de 2,5 millions à manifester contre la réforme des retraites ce mardi 31 janvier.

Comme partout en France, chaque lieu de rassemblement de notre académie a vu son nombre de manifestants augmenter par rapport au 19 janvier (voir tableau ci-dessous).

Malgré cela, le gouvernement reste sourd aux revendications légitimes des organisations syndicales toujours unies contre le recul à 64 ans du départ en retraite. Il ignore l’opinion publique alors que 2 tiers de la population soutiennent les mobilisations. Il envisage de bloquer le débat parlementaire (lire l’article « le gouvernement tente un coup de force).

Se sentant menacés, voyant que même dans leurs rangs certains députés commencent à se poser des questions (il serait temps), les macronistes, première ministre en tête, durcissent le ton. « L’âge de départ à 64 ans n’est plus négociable » déclare Mme BORNE qui réitère dans l’émission télévisée du 2 février tentant désespérément de convaincre. Belle attitude démocratique !

Le ministre de la Fonction Publique, Stanislas GUERINI, pour nous expliquer pourquoi il est nécessaire de faire cette réforme, se permet d’utiliser nos adresses professionnelles. Bel abus de pouvoir !

Ils sont à court d’arguments et tous leurs discours n’y changeront rien. Nul n’est dupe désormais !

De nouveau réussir le mardi 7 puis le samedi 11 février est une nécessité. La jeunesse a commencé à se mobiliser, mais peut faire largement mieux. Il faut qu’elle comprenne que ce qu’elle vivra dans 40 ans se joue en partie aujourd’hui. Il faut qu’elle comprenne qu’elle a un pouvoir d’action qui fait peur au gouvernement. D’ailleurs, Emmanuel MACRON scrute attentivement la mobilisation de la jeunesse. Ce n’est pas pour rien.

Des secteurs, comme l’Énergie, les transports, l’agriculture, ont également des pouvoirs de blocages qui peuvent mettre à mal le gouvernement. Il nous faut être solidaires de ces secteurs même si, parfois, cela peut nous gêner dans notre quotidien.

Combatifs, solidaires, déterminés ; ne lâchons rien !


Évolution du nombre de manifestants dans l’académie

DPTLIEU19 janvier31 janvierÉVOLUTION
09FOIX11 00015 000+ 4 000
12RODEZ12 50014 500+ 2 000
31ST GAUDENS/3 000+ 3 000
TOULOUSE50 00080 00030 000
32AUCH4 0006 500+ 2 500
46BIARS/1 000+ 1 000
CAHORS4 0004 000/
FIGEAC5 0006 0001 000
65TARBES7 50016 000+ 8 500
81ALBI15 00020 000+ 5 000
CASTRES5 0006 0001 000
82MONTAUBAN4 0008 000+ 4 000
ACADÉMIE118 000180 000+ 62 000

Les lieux de manifestation du mardi 7 février pour notre académie.

  • Ariège : 14H à PAMIERS Place Millane
  • Aveyron : 14H à MILLAU à la sous-préfecture et 12H30, RODEZ place du bourg et 10H30 à VILLEFRANCHE DE ROUERGUE place de la liberté
  • Haute Garonne :  10H à TOULOUSE St Cyprien et 15H à ST GAUDENS place Jean Jaurès
  • Gers : 10H à AUCH Rond-point Leclerc
  • Lot : 10H à mairie de BIARS, 14H30 à CAHORS Place Mitterrand et 14H30 à FIGEAC parking Champollion
  • Hautes Pyrénées : 10H à TARBES Bourse du travail
  • Tarn : 11H à CASTRES Place Soult et 14H30 à ALBI place du Vigan
  • Tarn et Garonne : 10H à MONTAUBAN Esplanade des fontaines

Le gouvernement tente le coup de force

Le ministre du Travail Olivier Dussopt lors de la présentation du projet de loi de réforme des retraites, a précisé qu’il sera soumis aux parlementaires sous la forme d’un projet de loi de financement rectificative de la sécurité sociale (PLFRSS). Un véhicule législatif qui permet au gouvernement de pouvoir utiliser, éventuellement, un 49.3 (malgré les 6 déjà utilisés pour cette seule session parlementaire). 

Dans le même temps, l’exécutif devrait faire usage d’un autre article de la Constitution, le 47.1. Ce dernier limite à 20 jours le temps de débat possible à l’Assemblée, avant de transférer, sans vote, le texte au Sénat qui n’aura que 15 jours de débat. Et dans le cas où il n’y aurait pas de vote à l’issue de ces débats tronqués, le gouvernement serait autorisé à légiférer par ordonnances. 

Après un véritable déni de démocratie sociale, le gouvernement tente un véritable coup de force contre la démocratie parlementaire en empêchant le débat parlementaire de se dérouler jusqu’à son terme et cherche à imposer sa réforme injuste et non justifiée à la population française qui la refuse.

Stéphane Travert, député renaissance et proche d’E. Macron, illustre très bien la posture actuelle du gouvernement : « C’est un point de passage obligé, on ne peut pas reculer, c’est le cap Horn, soit le bateau casse et c’est terminé, soit il passe, ça va tanguer, mais le calme reviendra, on pourra ouvrir de nouvelles perspectives »

Mais on les sent fébriles et inquiets :

  • par rapport au risque de blocage de l’économie qu’ils nous implorent de ne pas bloquer (vous savez les 80 milliards € de dividendes versés aux actionnaires)
  • vis-à-vis du risque de la mobilisation de la jeunesse, tant est si bien qu’à la moindre AG (comme à Paris et Strasbourg), aux moindres amorces de blocage des lycées, ils font intervenir les forces de l’ordre pour les déloger.

Réforme des retraites : enfoncer le clou le 31

Qui aurait pu prédire les fortes mobilisations du 19 janvier contre la réforme des retraites souhaitée par Emmanuel MACRON et proposée par son gouvernement ? Même les organisations syndicales n’en espéraient pas tant.

Notre académie a connu elle aussi un fort mouvement de contestation comme jamais vu pour une première journée d’action contre une réforme : 4 000 manifestants à Auch et Cahors, 5 000 à Figeac, Castres et Montauban, 7 à 8 000 à Tarbes, 11 000 à Foix (plus que sa population), 12 500 à Rodez, plus de 15 000 à Albi et entre 40 et 50 000 à Toulouse.

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Se mobiliser le 17, se mettre en grève et manifester le 19 janvier 2023 !

Salaires insuffisants au regard de l’inflation, suppressions massives d’emplois pour une quasi stabilité des effectifs élèves alors que la majorité de nos classes sont déjà surchargées, mépris institutionnel accompagné d’injonctions multiples, surcharge de travail et conditions de travail dégradées, des réformes qui s’enchaînent à tous les niveaux sans bilan ni concertation, … tout cela devrait nous conduire à nous mobiliser le mardi 17 janvier, journée d’action et de grève posée par la FSU.

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