Édito – 13 septembre 2018

L’année de tous les dangers … !

Après un été fort en affaires, après un recul de la cote de popularité dans les sondages de notre président jupitérien, après un rapport sénatorial publié fin juillet pour préconiser des mesures rendant le métier d’enseignant attractif, le gouvernement va s’attacher à ouvrir de nombreux dossiers à cette rentrée 2018.

Identifiés comme nocifs pour notre discipline, nos professions, nos statuts, nos droits sociaux, ces dossiers vont être les bâtons de pèlerins de la République en marche forcée contre le service public à la française et la remise en cause de notre modèle de société.

Ces réformes vont marteler et rythmer cette année scolaire. Le premier qui va occuper la profession concerne les propositions de programmes que le groupe d’experts du Conseil Supérieur des Programmes doit rendre pour l’EPS en lycée. Dès la publication des textes, il va falloir rassembler les collègues pour les analyser finement et certainement mener des actions afin de rendre ces textes en phase avec les réels besoins des élèves et les aspirations légitimes d’une discipline moderne qui a pour ambition de répondre aux enjeux éducatifs du 21ème siècle.

Le deuxième chantier sera, bien évidemment, dans le premier trimestre, les élections professionnelles (voir article dans ce bulletin) où il va falloir inviter les collègues d’EPS à rejoindre le SNEP et à voter massivement pour lui et la FSU pour endiguer les nouveaux projets de dialogue social visant à remettre purement en cause le paritarisme, transformant les commissions paritaires en chambre d’enregistrement pour tout ce qui concerne l’avancement, les carrières, les mutations… !

Le troisième dossier concernera les retraites et vraisemblablement le nouveau calcul des pensions…Il faudra que les réponses des salariés et retraités soient massives et à la hauteur d’une nouvelle attaque des acquis sociaux de la part d’un gouvernement dont le visage ultralibéral ne se cache plus… !

Enfin que dire d’une rentrée dans notre académie où un certain nombre de BMP dans les établissements n’ont toujours pas d’enseignants : combien de collègues à cheval sur 2 ou 3 établissements ? combien de ces personnels à qui on propose de ne pas faire leur service AS pour effectuer 20h ou 21h d’enseignement ? Pas assez de TZR qui sont déjà quasiment tous affectés à la rentrée et que dire du réamorçage du recrutement d’un nombre constant de contractuels année par année ?

Pour toutes ces raisons, il parait évident de rester rassemblés et unis pour faire face à ce rouleau compresseur libéral. Et pour être rassemblés, rien de tel que la structure syndicale qui, historiquement, a toujours défendu la discipline et ses personnels : le SNEP.

A cette rentrée donc syndiquez-vous, re-syndiquez-vous rapidement pour que nous soyons prêts à enclencher une ri-poste qui démontre notre détermination à ne pas laisser faire.

A l’instar de Victor Hugo qui disait « Je crois à l’unité, à la persistance, à la logique, à l’adhésion d’hier avec demain », nous espérons que votre rentrée se sera toutefois bien passée.

Jean-Paul POITOU

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